6 sports aériens pour réaliser le rêve d’Icare

Voler a de tout temps fait rêver les hommes. Aujourd’hui, les progrès de la technologie nous permettent de le faire pour ainsi dire quand nous le voulons grâce à l’essor du transport aérien. Mais force est de reconnaître qu’il existe un fossé entre les sensations que l’on peut éprouver lorsque l’on est passager d’un gros porteur en partance pour une semaine de vacances au soleil, et celles qu’offre la pratique d’un sport aérien. On est alors soi-même aux commandes, parfois même au contact des éléments et, pour le coup, là, on vit véritablement le rêve d’Icare.

Vous souhaitez connaître vous aussi ce type de sensations ? Alors cet article est fait pour vous. Nous avons en effet eu l’idée de regrouper de nombreux sports que l’on dit aériens dans le but de vous les présenter plus avant. Et peut-être, pourquoi pas, pour vous donner envie, sinon d’en pratiquer certains, du moins de les essayer.

L’avion

À tout seigneur tout honneur. L’avion est en effet considéré comme le roi du ciel et le pilotage est une discipline qui fait rêver en plus de susciter bien des vocations. En vous adressant à une école de pilotage d’avion, vous pourrez ainsi apprendre les bases qui vous permettront, à force de mise en application, d’accéder à une autonomie vous permettant de voler seul. Des vols d’initiation jusqu’au passage d’un brevet, les étapes sont nombreuses et vous donneront de multiples occasions de vous faire plaisir en quittant le plancher des vaches.

Le pilotage est, certes, exigeant, mais des instructeurs expérimentés feront de cette intense période d’apprentissage un moment d’une grande richesse au cours duquel vous apprendrez aussi beaucoup sur vous-même. Une formation se détaille principalement en modules en ligne, cours au sol et vol à proprement parler. Il faut compter une centaine d’heures, toutes parties confondues, pour acquérir assez de maîtrise pour pouvoir voler seul.

Le planeur

Le planeur, pour faire très simple, c’est à peu de chose près la même chose qu’un avion, mais à une différence notoire : il n’a pas de moteur. On utilise pour son lancement soit un système de treuil, soit le remorquage par un avion, cette deuxième technique étant nettement plus onéreuse, mais permettant une bien plus grande latitude quant au lieu de largage de l’aérodyne. Il existe aussi des appareils équipés d’un moteur d’appoint destiné uniquement au décollage ou à rejoindre un lieu où atterrir en toute sécurité en cas de souci en vol.

Si le vol en planeur offre des sensations à nulles autres pareilles, vous offrant d’être accompagné par le seul bruit du vent dans la voilure, il faut néanmoins être titulaire d’une licence pour pouvoir voler en toute sécurité. Celle-ci s’obtient suite à une formation théorique réalisée en elearning et des séances de vol avec instructeur, entre 25 et 40 selon votre vitesse d’apprentissage. C’est d’ailleurs votre instructeur qui décidera de vous donner le feu vert pour votre premier vol seul aux commandes.

L’ULM

L’expression Ultra Léger Motorisé englobe 6 classes d’appareils différentes. On l’identifie le plus souvent sous la forme d’un deltaplane motorisé. Pour pouvoir prendre le manche, vous devez être titulaire d’un brevet de pilote d’ULM mais attention, celui-ci doit vous avoir été délivré spécifiquement pour la classe d’appareil que vous vous apprêtez à piloter. Comme pour l’avion et le planeur, il est questions de cours théoriques, mais aussi pratiques, et le brevet sera validé par un instructeur après autant de vol solo qu’il l’aura jugé nécessaire.

Si vous ne souhaitez pas vous lancer vous-même, il existe de nombreuses possibilités d’effectuer un vol en biplace

Le deltaplane

Datant du début du XIXᵉ siècle, le deltaplane a pour principe un vol accroché sous une aile delta, comme son nom l’indique, après s’être élancé à pied. Ce vol peut aussi bien être réalisé en duo qu’en solo. Il vous faudra néanmoins dans le deuxième cas être breveté. Ce brevet s’obtient en général après une trentaine de grands vols effectués dans des conditions différentes, à des heures différentes du jour par exemple, mais toujours sous la supervision d’un moniteur.

Au final, on a affaire à un pilotage qui est plutôt intuitif et on peut très rapidement prendre du plaisir à jouer avec les divers courants ascendants. La pratique permet d’acquérir de plus en plus de technique, et ainsi d’obtenir de plus en plus de sensation, certains n’envisagent d’ailleurs pas le deltaplane autrement que comme un sport extrême.

Le parachute

La pratique du parachute implique d’être largué en altitude depuis un avion. Si elle a longtemps été associée aux activités militaires, elle est devenue éminemment plus sportive au fil du temps. Idéalement, là encore, un premier saut se fait en tandem, le débutant étant accroché sous le ventre de l’instructeur qui peut alors tout superviser. La discipline est en effet très technique et impose des règles de sécurité particulièrement strictes. C’est pour cela que vous devez impérativement vous adresser pour votre formation à une école agréée.

Le parapente

Le parapente consiste, lui, à s’élancer depuis un flanc de montagne, plus ou moins haut d’altitude, plus ou moins pentu, accroché à une grande aile rectangulaire que l’on manœuvre alors à l’aide de suspentes de façon à accrocher les courants de vent ascendants. C’est une activité que l’on peut pratiquer été comme hiver et qui permet de profiter en toute quiétude des panoramas environnants.

Il existe évidemment quelques autres possibilités, mais vous devriez déjà être bien occupés à vous envoyer en l’air !